
L'art portugais au XXe siècle : une histoire critique
La mauvaise connaissance actuelle des faïences de La Rochelle est due à une confiance trop grande accordée aux attributions traditionnelles des anciens auteurs. Cette nouvelle approche, à l'aide d'analyses de laboratoire, a permis de découvrir la réalité d'une production pleine de charme et souvent inattendue. La Rochelle, par sa position géographique et son rôle économique, a d'abord subi l'influence prépondérante de Rouen et de ses lambrequins jusqu'à la moitié du XVIIIe siècle.
Ensuite, elle s'est fortement inspirée du « demi-fin » que Rouen et Quimper déversaient là en direction des marchés d'outre-Atlantique. Si, contrairement aux idées reçues, La Rochelle n'a pas imité Nevers, c'est que cet énorme centre distribuait largement dans la région ses productions à si bas prix qu'il aurait été impossible de le concurrencer. À partir de 1773, La Rochelle s'est lancée dans le style « façon Bergerac », comme la plupart des faïenceries du sud-ouest. L'adoption tardive du réverbère dit « petit feu », nommé ici « façon de Strasbourg », malgré de belles réussites, n'a pas permis à la manufacture de rétablir sa situation économique, et elle a dû abandonner son activité avant même la Révolution.
Largeur : 17.0 cm
Epaisseur : cm